The times they are changin’ , Gibert, ダ・ヴィンチ et quelques autres
La revue japonaise Da Vinci vient d’annoncer la fin de sa parution pour le mois de novembre. Comme beaucoup elle sera suivie par un ersatz web dont l’importance ira décroissante comme le souvenir de la version papier.
Publiée par Kadokawa, c’était probablement la dernière revue de littérature dite localement d’entertainment. Son premier numéro en 1994 avait Ryū Murakami et Arimasa Osawa à la une, celui du mois de juillet de cette année nous parle d’Usagi Tsuchiya qui sort le second tome des mystères de la boulangerie Nostime : La Mystérieuse Odeur qui sort de la boulangerie.

Tout cela répond assez bien aux meilleures ventes sur les bord de la Seine où Sarah Rivens se dispute avec Freida McFaden, tandis que Gibert Jeune est devenu un marchand de burger et que Gibert arrête la vente de livres neufs.

Pendant ce temps, la traduction et l’interprétariat en temps réel par LLM sont maintenant omniprésentes.
Ce n’est pas que ce soit mieux ou moins bien, c’est, en tout cas, différent d’avant.
Et rester immobile avec la larme nostalgique à l’oeil ne va pas nous servir…
Atelier Akatombo va donc bouger.
Vers un endroit au bord d’un fleuve de l’autre coté de l’Atlantique au bilinguisme bien enraciné.
Car sauf changement profond des conditions des contrats, dans la durée et le coût des droits, publier des traductions humaines de romans un peu intéressants vers le français est une activité qui risque de ne jamais revenir au point mort.
Laissez nous quelques mois, nous avons plus de cinq cents cartons de livres à mettre dans un bateau… dont la collection complète des Da Vinci… depuis 1994…
Et si nous sommes toujours vivants (rien n’est certain à nos âges) l’an prochain, une petite libellule volera à nouveau.
Pendant ce temps, il fait moins chaud à Tokyo qu’à Paris en ce début d’été. The times they are a changin’….

